samedi 23 juillet 2016

131. Y'en a marre des sagas !

Bonjour, bonjour !

Aujourd'hui, je vous propose mes réfléxions sur la multiplication des sagas au cinéma et en littérature.

Bon filon, gage de qualité, épuisement d'un univers ? J'ai du mal à me décider.

Tout d'abord, la saga (à comprendre au sens large, dès la trilogie) peut assurer de belles retombées économiques. Si on séduit avec le premier opus, on a accroché des lecteurs et des spectateurs pour plusieurs années. En plus, avec le second numéro, la nouvelle promo peut donner envie à des petits nouveaux de se tourner vers le premier livre ou le premier film. Et ainsi de suite jusqu'à la fin de la saga.

Par exemple, j'étais complètement passée à côté du phénomène The Conjuring à la sortie du premier film, et voilà que je m'y intéresse depuis que j'ai vu la bande annonce du deuxième.

Alors, le problème, c'est quand on a l'impression qu'un auteur se lance dans une suite alors que c'était loin d'être nécessaire. Plus frustrant encore, on apprend qu'une suite ne sera jamais publiée par faute de succès rencontré, alors que la fin du tome 1 nous laisse avec un cliffhanger de dératé.

En même temps, au-delà de cet aspect purement économique qui me fait soupirer à chaque fois que je vois le dernier tome d'une de mes sagas préférées divisé en deux films au cinéma (Twilight, Divergent, Hunger Games, Harry Potter, liste à compléter), le fait de commencer une saga peut parfois me rassurer.
En effet, lorsqu'on est fan comme moi de lectures imaginaires se déroulant dans des univers atypiques, la saga, c'est confortable. Trois livres (mini) pour prendre son temps pour développer ses personnages (souvent très nombreux), les décors, la société et ses enjeux, ça ne paraît pas de trop pour  embarquer le lecteur et ne pas le laisser à la fin d'un tome 1 avec trop de questions sans réponse et une rencontre trop superficielle avec des lieux et des personnages.


En témoigne le succès de belles briquettes : Bone Season (S. Shannon), Le Nom du Vent (P. Rothfuss), Le Seigneur des Anneaux (J.R.R Tolkien), Game of Thrones (G.R.R Martin), L'épée de la vérité (T. Goodkind), Blood Song (A. Ryan)...

Alors oui, je pense qu'il y a des genres qui s'épanouissent très bien dans des sagas interminables, rien que pour les lecteurs accros à un univers qu'ils adorent retrouver tome après tome, un rendez-vous immanquable qui peut donner à chaque fois l'impression qu'on retourne à la maison, à peine le premier chapitre entamé.

Et en même temps, c'est lassant, ce format. D'abord, parce que chaque année on se retrouve à vouloir commencer trente-six mille autres sagas alors que celles en cours ne sont pas terminées. On accumule les lectures sans pouvoir vraiment se diversifier, se retrouvant à lire grosso modo les mêmes auteurs et les mêmes univers d'une année à l'autre.

La lectrice avide de découvertes que je suis n'est pas franchement ravie d'un tel constat.

C'est encore pire que pour les séries télé : vous avez votre sélection de départ, disons 5 séries, et puis, année après année, votre lot de départ continue et vous tentez d'ajouter de nouvelles petites découvertes exquises. Sauf que regarder 10 séries par an, ça devient compliqué. Alors on fait le tri, on abandonne certaines séries en cours de route, lorsqu'elles auront été décevantes.

Mais ça nous laisse un petit goût amer dans la bouche. On voudrait tout finir, ne pas nous arrêter au milieu d'une saga, lui laisser sa chance jusqu'au bout. Et en même temps, on veut s'ouvrir à la nouveauté, pouvoir goûter à de nouvelles choses. Dilemme, dilemme, dilemme, qui nous laisse bien souvent insatisfait, quelle que soit la décision prise.


Alors oui, les sagas, y'en a marre. Trop souvent j'ai été déçue par un tome/film 2 qui n'était qu'une transition vers le film 3. Trop souvent l'auteur m'a perdue en cours de route, lassée par un univers qui n'avait plus de surprises et de contenu à proposer. Trop souvent j'ai pensé "oulalala, faut vraiment que ça se finisse, ça devient n'importe quoi".

Et en même temps, mes gros coups de coeur sont des sagas ou des trilogies.
Au cinéma : Le Seigneur des Anneaux, Les Gremlins, Jason Bourne, X-Men, Star Wars, Batman, Terminator ou encore Indiana Jones.
En livres : Harry Potter, Hunger Games, Phobos, In the After, Le Puits des Mémoires, Bone Season ou encore Game of Thrones.

Parce qu'il faut l'admettre, quand on s'accroche à des personnages et à un nouveau monde, on a terriblement envie de le retrouver pour plusieurs opus.

Alors oui, tout ça pour conclure classiquement avec le "il y a des aspects positifs, il y a des aspects négatifs". Rien n'est blanc ou noir, tout est gris.

Ne reste alors plus qu'aux auteurs à maîtriser ce délicat art qu'est de captiver les foules livre après livre, films après films.

Et heureusement pour nous, certains l'ont déjà fait et d'autres sont déjà là pour récupérer le flambeau.


Fanny



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